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<title>Culture et confiture des musées et pièces de théâtre des grandes villes</title>
<link>http://www.danielboeri.com</link>
<description>Retrouvez les critiques des sorties théâtrales et des musées parisiens ou d'autres grandes villes comme Monaco, Vienne ou New Delhi. Présentation des expositions ou des pièces de théâtre à la mode.</description>
<language>fr-fr</language>

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<title>Heureusement le rossignol...</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4277&amp;t=752#4277</link>
<description>[size=18:2bc06dd2f0]Heureusement le rossignol…
[size=18:2bc06dd2f0]Rigoletto de Verdi 
En direct les 4 et 5 septembre 2010 aux heures et dans les lieux d’origine- à Mantoue



« Heureusement le rossignol quoi ? », allez-vous demander. Heureusement le rossignol chante. Sinon, qui regarderait ce petit oiseau pas plus moche qu’un autre mais pas beau non plus. Qui irait le chercher dans les ronces et les buissons ? Personne. Qui irait chercher quoi que ce soit dans ce Rigoletto perdu dans le buisson peu avenant de la (non) mise en scène de Marco Bellocchio en complicité avec la sonorité plate et bling-bling de Zubin Mehta ? Et puis chercher quoi ? Un Placido Domingo encore chantant mais dans un registre qui n’est pas le sien et qui ne le deviendra probablement jamais ?  Comme le dit très justement Chiara Cecchini, consoeur italienne, « une rose ne deviendra jamais un lilas ». Il chante avec des décennies d’expérience, c’est bien mais pas assez. Il semble le savoir, j’ai eu l’impression qu’au troisième acte la question « Que fais-je dans cette galère » lui avait traversé l’esprit, vite réprimée par le mental d’acier de cette immense bête de scène. Il fait mieux en comédien. Si ce n’est que l’art lyrique n’est décidément pas fait pour être filmé de près, et surtout pas par n’importe qui. Ca postillonne, ça sue, ça ouvre la bouche comme des crapauds, et tout ça on l’a en gros plan. Parfois c’est drôle, parfois c’est ridicule voire déplaisant. Et le jeune premier ? C’est un fait historiquement avéré, le Duc de Mantoue, l’original, baisait mieux qu’il ne chantait. Le jeune Vittorio Grigolo tient absolument à nous faire croire qu’il peut faire les deux avec le même bonheur et en même temps. Il en fait des tonnes, on dirait plus un coq prêt au combat qu’un amoureux, aussi volage soit-il. Sur le plan vocal, il s’en sort plutôt pas mal. Le voir de près fait tout de même penser qu’un beau jour il va cracher ses poumons ou au moins se faire un pneumothorax à force de vouloir tenir plus que sa capacité pulmonaire naturelle. OK. Il est mignon. Dans le deuxième acte il était presque émouvant. Pas géant pour autant. Finissons-en avec les ratés. Ruggiero Raimondi joue Sparafucile. Il le joue bien, le déclame, j’aurais préféré qu’il le chante. Nino Sturgulatze est surnommée dans sa Géorgie natale la Pénélope Cruz de l’opéra. A juste titre. Si ce n’est qu’elle chante un peu mieux que Pénélope Cruz. 
Et le rossignol dans tout ça, allez-vous demander… Il vient de Saint-Pétersbourg, réincarné en une blonde effacée au sourire exaspérant et au regard humide faisant penser aux belles prairies normandes. Vue en gros plan…. Mais, elle chante. Et là, oui. Elle va partout avec ses cordes vocales et elle retrouve même le chemin du retour. Assez bluffant. Une tessiture à part. Pas la Callas. Pas le cristal. Pas le métal non plus. Justement- le rossignol. Un chant fragile et puissant, lisse et duveteux. Une voix qui ploie mais ne casse jamais. Je veux bien croire même sans l’avoir entendue qu’elle fait une merveilleuse Violetta, mais uniquement vue depuis la salle, car avec ce regard… 
Et puis il y a eu deux barytons survolant l’ensemble comme deux ombres sombres et majestueuses : Giorgio Caoduro en Marullo et surtout Gianfranco Montresor en Monterone. En admettant qu’ils puissent tenir non pas les quelques minutes de leur rôle dans Rigoletto, mais tenir tout un spectacle avec cette même intensité, ils sont plus que remarquables ! C’est ce qui semble indiquer l’ « Attila » de Montresor et le « Barbier » de Caoduro. A suivre.
Au total une belle aventure entre copains de vieille date, dans un lieu magnifique et une superbe occasion ratée pour l’opéra. J’ajouterais : une honte pour les télévisions qui ont organisé ce désastre, à croire que les techniciens ne savent plus faire autre chose que jouer à améliorer les images et le son sur des consoles et que pour un direct, pour du réel, il n’y a plus personne.</description>

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<title>DADO- Venise</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4257&amp;t=593#4257</link>
<description>Effectivement, site super bien fait! Merci beaucoup pour ce lien. Je suis fan inconditionnel. Et ça fait bigrement plaisir de voir que même des articles plus anciens suscitent des réactions!</description>

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<title>« Art et Psychanalyse » du 6–18 Septembre 2010</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4255&amp;t=751#4255</link>
<description>
Virginie Soubeiroux – Steve Abadie-Rosier

6 – 18 Septembre 2010
Du mardi au samedi de 15h à 19h ou sur rendez-vous

La galerie de Daniel Boeri, L’Entrepôt présente, en association avec les éditions Les Neurones moteurs, 21 œuvres de Virginie Soubeiroux, jeune artiste plasticienne de la génération montante.
« Si, le temps d’une rencontre, d’un livre ou d’une exposition, l’artiste et le psychanalyste échangeaient leurs rôles ? Si l’artiste plasticienne devenait le psychanalyste et le psychanalyste devenait l’artiste ? N’est-ce pas là l’un des points communs à l’art et à la psychanalyse &#8213; l’adaptabilité, cette faculté d’inter changer pour laisser vivre l’autre dans sa réalité, sa douce folie de création, et enfin le rendre libre et autonome ? »
Avec la complicité du psychanalyste parisien Steve Abadie-Rosier, expert en analyse du sujet criminel, cette exposition confronte deux séries de tableaux, peints entre 2006 et 2010 ;
•	La série « Rouge », à laquelle appartient le déjà célèbre Sang de Nyx, constitue, dans l’œuvre de Soubeiroux, une expérimentation où l’artiste démontre son aptitude à se glisser dans la peau d’un autre, aussi radicalement différent d’elle-même soit-il ; ici, un criminel. 
•	La seconde série, « Structure de la pensée », s’avère quant à elle représentative du travail de l’artiste. Virginie Soubeiroux s’y révèle une artiste de la lumière, de la couleur, du soleil et de l’espoir, comme l’expriment, par exempl,e Psychê, Ousia ou Chaire Saint-Pierre.
Cette exposition explore le talent manifeste qu’a Virginie Soubeiroux d’évoquer cette alchimie, omniprésente, entre la pulsion de vie et l’angoisse de mort, et d’intégrer à son travail le respect des traditions, la mémoire collective et l’histoire individuelle, gages d’ouverture et d’échange. Une démarche en réalité très proche de celle du psychanalyste…
En associant la peinture de Soubeiroux à la psychanalyse et à la criminologie, L’Entrepôt innove une nouvelle fois et promet la surprise. Cette association a priori insolite peut être retrouvée dans l’ouvrage que Steve Abadie-Rosier consacre à Virginie Soubeiroux, publié à l’occasion de cette exposition :
Art et psychanalyse &#8213; Psychê et Thanatos dans l’œuvre de Virginie Soubeiroux
(éditions Les Neurones moteurs, Paris, septembre 2010)
Virginie Soubeiroux est une artiste plasticienne française née en 1981 et exerçant son art dans le Sud. Autodidacte, elle oriente sa démarche artistique autour de l’être et de son épanouissement. Son œuvre, qui exalte la tolérance, la bienveillance et l’introspection, fait émerger chez ses contemporains le substrat philosophique essentiel : le doute.
www.virginiesoubeiroux.com
Steve Abadie-Rosier est psychanalyste clinicien et didacticien, expert en analyse du sujet criminel. Son travail d’auteur vulgarise noblement une science humaine de l’élite : « la clinique de la psychanalyse ». Son parcours atypique lui permet d’exercer dans son cabinet parisien auprès de personnes très différentes, du coaching des personnalités à la psychotraumatologie.
www.steveabadierosier.co

Daniel</description>

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<title>Marcher avec les cigales</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4183&amp;t=738#4183</link>
<description>[size=24:724629829c]Marcher avec les cigales
[size=18:724629829c]Giacometti / Maeght (1946-1966)


L’homme marche dans la forêt 
Au loin - la Méditerranée
 
L’homme et la femme marchent dans la forêt
A l’ombre des pins. Au loin - la Méditerranée 

Les hommes et les femmes marchent dans la forêt 
Sous la clameur des cigalous. Au loin - la Méditerranée

Les hommes, les femmes et le chien marchent dans la forêt
Soleil de plomb. Au loin - la Méditerranée

Les hommes, les femmes, le chien et le chat marchent dans la forêt
Au loin - la Méditerranée


</description>

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<title>Trous de génies</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4170&amp;t=734#4170</link>
<description>[size=18:a42fad54b4]Trous de génies
[size=12:a42fad54b4]Miquel Barcelo- Terra Mare
Avignon, jusqu’au 7 novembre 2010
Palais des Papes- Grande Chapelle, Collection Lambert en Avignon, Musée du Petit Palais
 
On a beau dire qu’un trou est un trou, il en va des trous comme de toute chose, derrière les apparences, les semblables restent différents! Ligotés, bâillonnés par des bouchons de liège, les trous qu’avait imposés Picasso aux murs de la Chapelle du Palais des Papes en Avignon, il y a de cela 40 ans maintenant, ont fini par trouver en leur fond la force de s’ouvrir, de happer d’autres créatures de génie.
Sans doute faut-il avoir bien fumé. Sans doute faut-il avoir fumé autre chose que cette herbe frelatée qui finit par nuire à nos spermatozoïdes et à notre entourage. Mais sans doute faut-il avoir aussi une bonne dose de génie pour transformer des briques en crânes et des papes en poissons bleus ! Miquel Barceló le fait. Dans les trous laissés veufs par Picasso, il accroche des terres cuites et des masques. Des terres cuites réalisées avec cette même terre qui enferme depuis toujours une mer en son milieu, la mer d’entre les terres, la Méditerranée. 
Coloniser une ville comme Avignon est une gageure. Certes, le Palais des Papes est en soi une anomalie, une hérésie papale. Y transformer les gisants de ces papes atypiques en animaux improbables devient presque une évidence, une fois que c’est fait. Encore fallait-il le faire ! Dans l’esprit de Saint François, dans l’idée de la continuité immuable entre les créations et le Créateur. Création universelle puisque responsable en fin de compte de la présence d’un éléphant devant le Palais. Non pas empaillé, comme le voudrait le Siècle, mais bien créé. Sa place est là ou ailleurs, comme dans le jardin majorquin de Barceló. Une fois crée, où qu’il soit, l’éléphant est à sa place. 
Le Petit Palais nous plonge dans la genèse de cette création. Dans les collections jamais externalisées du Musée et de la Cathédrale de Majorque. Occasion unique et magique de découvrir ce christianisme juvénile, terrifié, béat, terriblement humain, parfois mâtiné d’écriture arabe. 
Le voyage se poursuit à la Collection Lambert. Terre, toiles et couleurs dans un délire créateur unique. La poignée de terre glaise qui servit à la création du corps de la vie, baignant dans l’idée bleutée de l’eau primordiale. 
Enchantement garanti.</description>

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<title>Les leçons de Vérone</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4149&amp;t=732#4149</link>
<description>Dans Google, tapez: Festival de Vérone + Hvorostovsky, vous tombez directement sur votre article Les leçons de Vérone ! Premier lien de la première page ! Ca, c'est du référencement, GABRIEL01 !!</description>

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<title>Dingue Mandingue</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4132&amp;t=729#4132</link>
<description>[size=18:eb6e4b44b4]Ibrahima Cissokho 
Théâtre des Trois Lunes – Avignon (off)
Jusqu’à fin juillet 2010 

Avignon en cette saison, c’est dingue. Avec la meilleure volonté du monde et même au prix d’indigestion culturelle quotidienne, on ne peut pas suivre tout ce qui s’y passe, et c’est tant mieux, ça veut dire qu’il se passe des choses. 
Au détour d’un chemin, par plus de 35° à l’ombre (à midi il n’y a pas d’ombre !), dans l’une des salles du Théâtre des Trois Lunes, on peut croiser un griot mandingue, héritier du « Maître dans l’art de la parole, du chant et de la musique ». Tout un programme. En fait un programme d’une heure à peine, mais promesse tenue, l’on a droit à un Maître. Pas spécialement connu en France puisqu’il y vient pour la toute première fois, Ibrahima Cissokho est un type habité. Habité par ses ancêtres, tous griots (et Maîtres dans l’art…etc, etc.) auxquels il rend hommage dans une très belle chanson qui parle du pouvoir du baobab à rassembler les oiseaux, oiseaux qui se séparent lorsque le baobab meurt. Habité par son Afrique, par ses rythmes, par ses sons, par ses âmes errantes. 
Justement, parlons un peu rythme. Ce qu’Ibrahima nous fait entendre est une sorte de master class de composition. Une sorte de « Clavecin bien tempéré » pour kora et orchestre africain. D’une pureté absolue. D’une beauté absolue aussi. Un foisonnement de niveaux de lecture (d’audition) qui fait penser aux Vénus à tiroirs de Dali. Des axes sonores entrecroisés dans les trois directions de l’espace, des cercles tracés à même l’air et plus encore. Une cathédrale sonore. La kora associée à la voix d’Ibrahima relie racines et étoiles en un dialogue insensé. Mention spéciale pour la flûte peulh au son transcendant entre les mains de Laurent. Les autres (Sory au balafon, Françoise aux calebasses) sont tout aussi merveilleux. Vertige parfois contenu, parfois débridé. Magique !
A découvrir sans tarder car promis à un bel avenir !</description>

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<title>Heiner’s Will</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4129&amp;t=728#4129</link>
<description>[size=18:a227fc1c00]Heiner's Will

[size=18:a227fc1c00]« Hamlet-Machine » de Heiner Müller par la Compagnie de l’Homme qui Marche
Jusqu’au 31 juillet 2010 au Lucernaire- Avignon Off

L’Homme qui marche avance forcément. Eux aussi, ils avancent et font avancer le théâtre dans leur sillage, même si certains jours ils doivent se sentir bien seuls. Oser monter « Hamlet-Machine » n’est pas donné au premier venu. En proposer une lecture subtile, relever le gant jeté à la figure du monde moderne qu’est ce texte, le rendre vivant, c’est une performance d’exception. Ils l’accomplissent sans trembler. Les voix. Les mimiques. Les mouvements scéniques… Du grand jeu d’acteur comme on aimerait en voir plus souvent. Quatre Hamlet sur scène, quatre visages d’un même Prince, d’un même homme, d’un même être humain. 
On ne se bouscule pas. Certes, c’est programmé à l’heure du déjeuner (12h20), mais ceci n’est sans doute pas la seule raison. On n’aime pas se voir sous cet angle-là. On aimerait garder l’image de nous-même qu’on a peiné à se construire notre vie durant, image à laquelle on croit et qu’on a fini par imposer aux autres. Aimeriez-vous devenir la machine que vous êtes probablement déjà devenue ?! Aimeriez-vous être ce personnage ambigu, parfois grandiose parfois obscène qui évolue sur scène ?! Aimeriez-vous parler ainsi à vos parents ?! Gênant, le texte de Müller. Gênante cette mise en scène aux allures de main de fer sous un gant de soie. Mais quelle performance et quelle merveille d’intelligence ! On en ressort froissé mais grandi.
Faites attendre l’estomac, le cerveau sera comblé. Au besoin, n’en dites rien à personne, gardez l’anonymat, mais allez la voir, cette troupe qui n’arrête pas d’avancer ![size=12:a227fc1c00][/size:a227fc1c00]</description>

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<title>Dada Africa</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4060&amp;t=718#4060</link>
<description>[size=24:cd9deb6728]William Kentridge 
[size=18:cd9deb6728]Cinq Thèmes
Jeu de Paume- Musée du Louvre Paris 
jusqu’au 5 septembre 2010 


Le cerveau humain réagit violemment à certains mots, qui dépassent la raison. Parmi ces mots en bonne place se trouvent « tout » et « rien ».  La raison d’être de la couleur est la peur du tout ou rien, du blanc ou du noir. Lorsque le blanc et le noir se retrouvent dans le même camp (et champ visuel...), leur pouvoir est absolu. A eux deux ils couvrent tout. Mon cerveau n’aime pas. 
Dans son exposition du Jeu de Paume, William Kentridge propose une lecture du monde en noir et blanc. Pur hasard, venant d’un blanc né en terre noire. Aussi différent des uns que des autres, puisque outre blanc il est également juif. Toute une histoire. Une histoire absurde. Surréaliste. Comme son œuvre. Une histoire contredisant tout stéréotype, toute idée reçue. Comme son œuvre. Un vrai dadaïste. Pas un néo-dadaïste. Ce qui manque au néo-dadaïsme, comme à tous les « néo », depuis les néo-classiques jusqu’aux néologismes, c’est le génie. Le génie de ne pas être autre, de ne pas être une chose entière mais simplement une réplique en deuxième saison, réplique de deuxième choix. Kentridge est un dadaïste à part entière, précurseur de son propre surréalisme ou/et de celui de notre existence. Il a le background d’une vraie vie, d’une vie rugueuse. Il a la culture, assimilée, subtile, intrinsèque. Il a le talent et l’intelligence, intrinsèques elles aussi. Rien à envier aux Picabia et autres Tzara. Il est juste chronologiquement postérieur. 
Son œuvre est drôle et intelligente. Intelligente à tous les niveaux- et Dieu sait s’il y en a. Les enfants regardent fascinés et rigolent. Les vieillards se souviennent et écrasent une larme. Il (nous) parle à tous. On peut ne pas voir, on peut ne pas entendre, mais uniquement si on ne le veut pas… Ce William-là est un artiste engagé. Il est engagé de par sa structure humaine et nullement par défaut ou par obligation sociale ou que sais-je encore ? Engagé car humain. Ca devrait être protégé par la loi. Si vous doutez, il suffit d’écouter le pont éthéré qu’il jette entre la musique de Chostakovitch et la musique africaine. Semblable au dialogue de Picasso avec les masques africains. Avec le même talent. Sauf à préférer son dialogue des ombres avec Mozart. 
Recommandé à tous, sans modération, à l’exception de ceux qui ne veulent pas voir, ni ne veulent entendre.</description>

	 </item>

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<title>Flash actu. Monaco- Capitale estivale de l'Art Brut</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4029&amp;t=705#4029</link>
<description>En effet, ça ne parche pas pour les images. Merci d'y avoir pensé, en tout cas! En fait il rend compte dans cette lettre de l'expo de Bratislava à la Slovak National Gallery et invite à visiter une fort intéressante exposition de Bart Baele, artiste belge en pleine ascension encore méconnu en France. J'en profite pour signaler un fait rare dans le microcosme des galeries: la DIX 291 qui présente Baele est un espace privé qui a gardé le choix de ses présentations (aucun compromis, ils n'exposent que les choix des propriétaires) et ne prend pas de commission. Une sorte d'éléphant bleu, en somme! Et l'expo actuelle est une superbe découverte, ca vaut le détour, 10 passage Josset à Paris dans le 10ème.</description>

	 </item>

<item>
<title>Le cinquième homme</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4028&amp;t=669#4028</link>
<description>une idée du résultat? Je n'ai pas pu y aller, mais j'aimerais bien savoir comment ça s'est passé...</description>

	 </item>

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<title>Expo Universelle de Shangai : &quot;J'y étais&quot; (ou pres</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4022&amp;t=688#4022</link>
<description>Merci pour le lien, 
Je serai à Shanghai du 12 au 22 juillet 2010 et rendrai compte de l'événement par des reportages et des articles.
Suivez le carnet de route d'un artiste monégasque à Shanghai sur mon site dédié...
http://www.tchoba-shanghai2010.com

A bientôt...</description>

	 </item>

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<title>Paul, comme les grands vins...</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4013&amp;t=709#4013</link>
<description>[size=24:52715613e6]Paul, comme les grands vins...
[size=18:52715613e6]Paul Klee- La collection d’Ernst Beyeler
Paris, Musée de l’Orangerie jusqu’au 19 juillet

Un jour, un Allemand résident en Suisse s’acoquine avec d’autres allemands pour, tous ensemble, devenir un fantastique chevalier bleu. Mais rester un « Blaue Reiter » ne lui semble pas suffisant. Il en gardera l’audace contestataire. Plus tard, ce même Suisse découvre le soleil de Tunisie. Ses couleurs, son art -appelé artisanat. Il en gardera la passion des lignes noires, comme celles des dessins au henné. Il en gardera également l’éclat des couleurs. Il déclare « la couleur et moi sommes un. Je suis peintre ». Sage conclusion, dont peu d’anciens étudiants des beaux-arts se souviennent. Il rencontre par la suite Rilke, puis est mobilisé dans la première grande boucherie. Mais il restera réserviste, ce qui lui permettra d’échapper à la condamnation à vie de ceux qui ont été obligés de subir la vision de ces massacres. Il comprend que ce que l’on voit n’est pas tout et que tout n’est pas visible. Il en déduit l’intérêt de l’art et le formule dans une phrase mémorable : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». Il laisse derrière lui une Allemagne dont le délire ne faisait que commencer et s’applique à rendre son monde « visible ». Par des lignes. Par des couleurs. C’est ainsi que Paul Klee devînt un précurseur au même titre que Picasso ou Cézanne. Un précurseur de l’abstraction avec des échos jusque dans le street art. Jusqu’à son départ, son œuvre se creuse, s’approfondit, s’épure. Ernst Beyeler, l’un de ses galeristes et inconditionnel collectionneur,   avoue une fascination pour son oeuvre tardive. Il y voit « ...un regard dramatique vers d’autres mondes». Comme les grands vins, au fil des années Klee concentre et sublime son essence. Il nous l’a laissée en héritage, une sorte d’éternelle brise fraîche qui frémit en ce moment entre les murs centenaires de l’Orangerie des Tuileries.[size=24:52715613e6][/size:52715613e6]</description>

	 </item>

<item>
<title>Naufrage triomphal</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4011&amp;t=708#4011</link>
<description>[size=18:1a52532faf]Naufrage triomphal
[size=12:1a52532faf]La dame du lac  de G. Rossini à l’Opéra de Paris- Garnier
En alternance jusqu’au 15 juillet 2010

On peut facilement aimer la musique de Rossini, surtout quand elle est bien chantée. Dire que les livrets de ses opéras sont intelligents est une autre affaire. En plus, sa manie pour la virtuosité vocale n’arrange rien, on peut difficilement chanter avec autant de virtuosité et y mettre du sentiment. C’est pourquoi les grandes interprétations sont rares, alors que les interprétations- tout court- sont innombrables. Anonner la valse à mille temps dans un karaoké ne fait pas de vous un Brel… Quid de cette « Dame du Lac », alors ? Le livret est…disons… romantique.  Enfin. Il a le mérite d’exister. Vient s’ajouter à ça la mise en scène de Lluis Pasqual dont l’infatigable oscillation entre Zefirelli et le conceptuel frise (parfois de très près) l’imbécillité. Les décors d’Ezio Frigero suivent, ainsi que les costumes et les lumières. Epaissir un trait déjà à la limite du ridicule est un choix provocateur qui nécessite une bonne dose de génie. Ce n’est pas le cas, c’est un naufrage risible d’un bout à l’autre. Et pourtant. A la proue de ce Titanic parisien, Joyce Didonato, courageux goéland amoureux et libre, survole ce marasme scénique avec l’élégance du Christ entre les deux voleurs. Irréelle, lumineuse, venue d’ailleurs. Elle entraîne dans son sillage Juan Diego Florez et Daniela Barcellona, qui n’attendent que ça. La beauté vocale absolue (beauté musicale, devrais-je dire, l’orchestre n’étant pas en reste). 
Je déteste les opéras version concert, mais cette fois-ci il aurait mieux valu n’avoir que la musique !</description>

	 </item>

<item>
<title>Visions Monaco - Trois en un - L'Entrepot 30 Juin 8 juillet</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4001&amp;t=707#4001</link>
<description>
Vision(s) Monaco   -   Trois en un[/size:c8babd436f]

Du  30 Juin au 8 juillet 2010 - Galerie L'ENTREPÔT


Vision(s) Monaco est l’histoire d’une rencontre de 3 photographes avec Monaco.

Ce sont à la fois :
3 expériences
et
3 histoires

Qui racontent Monaco :

-	Sa tradition et sa culture, à travers son patrimoine historique mis en lumière par l’échantillonnage chromatique de Morgan RUIZ

-	Sa  mutation à travers l’histoire de 3 chantiers importants de la Principauté, racontée par Jean-Pierre FERNANDEZ  qui présente un échantillon de son travail (constitué de près de  40 000 photographies) sur les grands travaux menés en Principauté ces 15 dernières années. Ce corpus à la fois documentaire et artistique, témoigne de façon unique des mutations urbaines et économiques de Monaco

o	La nouvelle gare
o	Le Grimaldi Forum
o	La grande Digue

-	Son actualité, maintenant, à travers des « portraits ou images » insolite vus à travers « l’œil de poisson » de Jérémie LAURENT


L'ENTREPÔT</description>

	 </item>

<item>
<title>Bijoux de famille</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3997&amp;t=704#3997</link>
<description>[size=18:c64cc7663e]Bijoux de famille
Du Greco à Dali- Les grands maîtres espagnols dans la collection Pérez Simon
Musée Jacquemart André jusqu’au 1er août 2010 

Les coffrets à bijoux renferment parfois des surprises. Mais, surprises ou pas, ils renferment en premier lieu une miette de l’âme de leur possesseur. Il en va de même pour les collections d’art. Une telle renferme un immense Mickey gonflable, alors que telle autre renferme un minuscule visage du Christ. Question d’âme. Imaginez que vous soyez amené à hériter d’un tel coffret à bijoux et que vos bijoux de famille s’avèrent être… un mouton découpé et formolé. Classé au patrimoine inaliénable de la stupidité humaine en plus, donc indestructible. Sacré galère… Cela ne risque pas d’arriver aux héritiers de M. Pérez dont le prénom Simon ne doit pas être facile à porter tous les jours. S’il s’expose à Paris et au Québec, ce n’est pas (uniquement) par exhibitionnisme, c’est aussi pour partager. On le voit, on le sent. Et combien même ! D’un exhibitionniste artistique, je préfère voir un Greco plutôt qu’une collection de taxidermiste en pré faillite. 
Revenons au Greco. Une seule pièce. Une petite. Une miniature à l’huile sur papier. Rien à voir avec les grandes expositions, celle de Vienne il y a dix ans ou celle de Bruxelles cette année. Juste une tête de Christ. Le Grec de Tolède en ressort grandi. Son Christ illumine la salle. Le voisinage n’en prend pas ombrage, ni les Ribera, encore moins les Murillo. Le Christ en croix de ce dernier n’a rien à envier au précédent. Bon, l’Espagne a traversé pas mal de périodes d’ombre. On traverse les salles et l’on peut comprendre : du « pas mal », tiède, intéressant d’un point de vue documentaire et patriotique. Jusqu’à l’avant-garde. Et là, la collection de M. Pérez explose littéralement : Picasso (un magnifique dessin de la période bleue, « Le déjeuner du pauvre ») mais aussi Gris, Miro et surtout Dali. L’ascension du Christ (tiens, encore lui !), mais aussi une merveilleuse étude pour « La pêche au thon ». 
Un beau voyage à travers les périodes fastes ou moins fastes d’une des plus grandes nations du monde. Du monde chrétien, faudrait-il préciser ?... Et un beau voyage dans le coffret à bijoux d’un collectionneur éclairé.</description>

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<title>Retour au berceau</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3957&amp;t=701#3957</link>
<description>[size=18:8bc044a51c]Retour au berceau
Concert d’ouverture de la Coupe du Monde de football à Soweto

C’aurait pu être « Marée noire » ou «  l’Elégance de l’éléphant » ou encore « Bonheur arc-en-ciel ». Peu importe. C’était un bain de jouvence ce concert d’ouverture de la Coupe du Monde ! Des couleurs. Des costumes. De la danse. De la musique. Et quelle musique ! Du désert mauritanien au Cap. Epoustouflante Angélique Kidjo. Le jeune Vieux Farka Touré. De la joie. L’espoir de K’naan. Les cousins d’Amérique, l’ensorcelant John Legend ou Alicia Keys. Et encore de la joie. Et plus. Un bonheur avec pour seul sens le partage. Ailleurs oublié. Télescopage d’images d’enfants non scolarisés et de musiciens autodidactes. Comment parler de cet enthousiasme, de cette joie de vivre, d’avoir survécu ?! De cette fierté ancestrale retrouvée. De ces femmes grosses et belles, majestueuses comme des éléphants africains déambulant en maîtres de la nature. On peut toujours imaginer un défilé d’anorexiques ou un concert de Johnny. Et puis, quand Desmond rappelle que l’Afrique est le berceau du monde et qu’il évoque son ami Nelson, on peut aussi (mais juste pour une petite fraction de seconde) imaginer la même scène à Rome, autre berceau du monde, et Benoît parlant de Silvio... L’ancien est magnifique à condition qu’il sache vieillir. Le Vieux Monde semble l’avoir oublié, empêtré dans sa mélasse de nationalisme et de dépression, autant nerveuse qu’économique. La vie nous tourne le dos, elle glisse vers le Sud et cette fois-ci, elle a buté sur la Montagne de la Table. Explosée en une marée de couleurs où le noir domine. Tiens, c’aurait pu être aussi « La profondeur du noir ». Pour ne pas dire, la pâleur des autres. La nôtre. Le temps de la savane. Car la vitalité n’était même pas du côté américain. Elle sortait des tripes de cette Afrique que ni les multinationales, ni l’invasion chinoise, ni même le SIDA ne sauront vaincre. Si l’on ne veut pas définitivement nous muséifier, il faudra évacuer les artefacts et avatars de nos têtes et redécouvrir ce que vivre veut dire. Peut-être que pour finir par gagner il faudra apprendre qu’il faut gagner pour vivre et non pas vivre pour gagner, comme dirait l’autre... 
[size=18:8bc044a51c][/size:8bc044a51c]</description>

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<title>Pachydermes- sans aucun rapport</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3942&amp;t=698#3942</link>
<description>[size=18:9e4b74f0d4]Pachydermes- sans aucun rapport

Je tombe sur un texte de Marc Fumaroli qui me semble intéressant tel quel, même si sans aucun rapport avec des faits réels et/ou actuels... Le voici:
&quot;Il n'y a nul déshonneur, à mon sens, quand on a eu chez soi Delacroix, Manet, Cézanne, Seurat, Braque, Matisse et Picasso, à laisser aux américains les poids lourds d'Andy Warhol, de Jeff Koons et de Cindy Sherman, aux anglais les poids d'or de Damian Hirst et de Tracey Emin et aux chinois les innombrables épigones des précédents, poussés comme des champigons depuis quinze ans. Je dirais même: au contraire. Il est glorieux de rester élégant et même invisible parmi de tels pachydermes.&quot;
On ne pourra pas dire qu'on ne le savait pas!

Marc Fumaroli - Ed. Fayard 2009</description>

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<title>Le soulier de Schopenhauer</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3923&amp;t=695#3923</link>
<description>Vivement la suite....J'ai presque envie d'aller faire un pique nique ˆ l'OpŽra Bastille !!</description>

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<title>Horizon Maroc: Abderrahmane OUARDANE, magicien de la réalité</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3915&amp;t=694#3915</link>
<description>COMMUNIQUE DE PRESSE

Horizon Maroc : Abderrahmane OUARDANE, magicien de la réalité
[/size:6bff1eeaf5]
La magie d’Abderrahmane Ouardane opère par l’abstraction issue de la décomposition solaire des paysages et des lumières de son pays. Il se place en digne continuateur de la tradition méditerranéenne du vingtième siècle français, des couleurs sublimées de Cézanne et de l’éclatement des formes si cher à Picasso. 

Sa différence est puisée dans ses racines : des céramiques marocaines aux tissus, en passant par l’ineffable du henné. Le résultat est une œuvre porteuse de la puissance du désert lavée par les vagues de la mer, une abstraction lyrique qui préserve l’espace du rêve. 
« Les paysages dissous dans la couleur, la couleur dissoute dans la lumière, la lumière rendue à la matière » 

On dit de lui qu’il aime « capter les traces indélébiles de la mémoire, vouées à l’effacement, en revisitant les espaces perdus entre l’oubli et la réminiscence ». L’exploration de ce territoire de la limite est une autre de ses particularités. Il nous emmène dans un endroit où, seule notre âme décide du chemin à prendre et du sens à donner aux tableaux qu’il nous livre. 
Parfois une femme, parfois une lettre. Le reste est trait de lumière. On sort grandi de cette expérience, comme d’une retraite dans les dunes du Sud marocain. 

Ouardane ne déroge pas à la règle des cavaliers du désert : une indomptable fidélité. Présent depuis trente ans dans le paysage artistique marocain et international, il a su garder une personnalité forte, indépendante et fidèle à ses convictions esthétiques. 
Quand le peintre se repose, Ouardane devient un personnage social majeur : président de l’Association ARKANE pour le développement de l’Art et la sauvegarde du patrimoine, secrétaire général de l’Association Nationale des Arts Plastiques au Maroc et bien d’autres activités qui lui permettent de se mettre, fidèle, au service du développement artistique de son pays. 

L’Entrepôt, en collaboration avec le Groupe d’amitié Maroc-Monaco, est heureux de pouvoir présenter les œuvres récentes de Ouardane, gage d’amitié durable et de collaboration transméditerranéenne avec ce pays avec lequel nous avons tant à partager !


Site : www.lentrepot-monaco.com
 						 
Daniel</description>

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<title>Retombées</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3872&amp;t=687#3872</link>
<description>[size=18:a47be7a1ac]Retombées
Edvard Munch ou l’ « Anti-cri »
Pinacothèque de Paris- jusqu’au 18 juillet

Par ces temps volcaniques et nordiques, voici une exposition qui tombe à pic. On a suggéré que le ciel du « cri » d’Edvard Munch était dû au nuage de cendres volcaniques indonésiennes dues à l’éruption de 1883 du volcan Krakatoa. Guettons un Munch indonésien !... 
Plus sérieusement. Le montage d’une exposition à partir (exclusivement) de pièces en provenance de collections particulières présente au moins deux avantages majeurs : le moindre coût des assurances et l’intérêt suscité par la présentation d’œuvres rarement visibles pour le grand public. La démarche présente également quelques inconvénients de taille : la qualité parfois discutable des œuvres présentées ou l’impossibilité de couvrir l’ensemble de la production d’un artiste. 
Tous ces éléments se retrouvent dans l’exposition Munch de la Pinacothèque de Paris. La présentation de l’événement comme étant une première française et même parisienne (sic !) ne tient pas vraiment ses promesses. Des œuvres peu ou pas présentées ? Oui, certes. Mais…quelles œuvres ? On voit clairement le profil des collectionneurs : ceux qui avaient les moyens et pas le goût (des portraits parfois navrants, des paysages de fond de tiroir), ceux qui avaient le goût mais pas les moyens (des gravures parfois sublimes mais à très faible valeur marchande, même de nos jours), ceux qui n’avaient ni l’un ni l’autre (quelques lithos dont le seul et unique mérite est la signature), ceux qui se sont trouvés là par hasard à la première heure (quelques paysages d’une grande qualité, faute d’originalité)… La présentation chronologique était effectivement la seule possible !  Nous pouvons suivre l’évolution autant artistique que psychologique du sujet Munch. Le regard de la fillette de 1885 représente une fracture visible, une sortie des arcanes de Barbizon en même temps qu'une plongée en profondeur. Le descriptif laisse place au ressenti. Puis le ressenti rejaillit sur la réalité environnante et enfin, le « Souvenir d’enfance » introduit le rêve, ingrédient ultime. A partir de là, on évolue dans un univers border-line dont on ne peut savoir si oui ou non il a basculé au-delà des limites. 
Parcours psychologique instructif, sans conteste. Parcours artistique discutable. La présentation de « cet ensemble unique » de « trésors inestimables » dans une « importante rétrospective » conçue à l’aide d’un « comité scientifique de prestige » aurait mieux convenu à une grande galerie qu’à un espace aux ambitions muséales affichées…</description>

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<title>Couronnement sans faste</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3868&amp;t=685#3868</link>
<description>[size=18:6f2e4e5939]Couronnement sans faste
Rose, c'est Paris 
Bettina Rheims et Serge Bramly
Bibliothéque Nationale de France- site Richelieu, jusqu'au 11 juillet 2010 

« Les progrés mal appliqués de la photographie ont beaucoup contribué, comme d'ailleurs tous les progrés purement matériels, a  l'appauvrissement du génie artistique déjà  si rare». Ainsi donc, Baudelaire craignait en 1859 ( !), cette nouvelle invention dépourvue d'âme qu'était la photographie. « Progrés mal appliqués ». Ce n'est donc pas la photographie que Baudelaire craignait, mais sa mauvaise utilisation. Mauvaise comment - allez vous demander. Utilisation strictement matérielle, sans mise à  contribution du génie artistique. En clair, le remplacement du génie humain par l'une des machines qu'il a créé. Or ce remplacement ne se fait pas tout seul. Une machine ne vous empéche pas de penser, pas plus qu'elle ne vous empêche d'exprimer votre génie artistique ou autre. Le danger vient de l'utilisation que l'on en fait, non pas comme outil au service du génie, mais comme substitut de celui-ci. Par extension, Baudelaire semblait craindre que toute personne possédant un appareil photographique puisse un jour se considérer un génie artistique. Et que les rares individus possédant un réel génie artistique puissent le laisser s'atrophier au contact de cette machine à  reproduire des images. Ses craintes ses sont révélées en partie justifiées. Pas toujours pour le pire. La photographie a fait sortir du champ d'intérêt artistique la peinture réaliste, l'a obligée à évoluer vers un « nouveau réalisme». Bref, il a fallu trouver autre chose que l'image réelle, ce qui ne fut pas un mal. Par contre, la confusion entre prouesse technique et qualité artistique s'est bel et bien installée, causant des dommages que l'art contemporain peine encore à cicatriser. 
Au hasard : la nouvelle exposition de Bettina Rheims. Couronnement sans faste. L'appareil est sublime. Je parle de l'appareil photographique, évidemment. La technique d'utilisation l'est aussi. Royale. Une maîtrise d'orfèvre. Combien de noms d'orfèvres pourriez-vous décliner, comme ça, de tête ? Un peu moins que de noms d'artistes, je parie. En l'occurrence, la maîtrise technique est intérieure (et intégrée) alors que le génie créateur est (et reste) extérieur. Dans « I.N.R.I. » par exemple, les racines judéo-chrétiennes de l'artiste (et de certains visiteurs) permettaient d'envisager un esprit ou même un génie sous-jacent. Dans « Rose, c'est Paris », la ville lumière ne donne pas le même éclairage. Elle laisse voir une femme stérile, dominatrice, aux fantasmes refoulés. Si seulement les scènes sado-maso avaient un peu de véracité, si seulement on pouvait supposer un vécu, un accomplissement ou au moins un rève assumé. Rien. Restent quelques belles réussites. La « Joconde du métro » est une photographie sublime. Froide, mais sublime. Inquiétante aussi, et ça fait la différence. Je n'approcherais pas plus la femme du Louvre que celle du métro. Pas tant qu'elles jouent ce rôle, tout du moins. Mais ce qui est inquiétant (et intéressant) dans cette image, c'est le modèle. Pour une fois, un modèe valable, vivant, ayant déjà  utilisé sa sensualité à  des fins non artistiques. Tout comme le personnage du deuxième plan de « Poulet frites ». Un coup de coeur : « Madame Jacquot ». Une femme qui a tout et qui donne tout à  Bettina Rheims : sa classe, son regard, son histoire!                
Alors ? A voir ou non ? Oui. Grande photographe ? Oui, sans doute. Grande artiste ? L'avenir le dira! Dans une brocante et à titre personnel, j'achèterais n'importe laquelle de ces photos. Dans une galerie, quelques unes. Pour une collection d'art ? Peut être comme document.  Rester dans l'histoire de l'art, c'est une autre histoire...</description>

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<title>Ni, Ni.</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3861&amp;t=681#3861</link>
<description>Ni, Ni.
Erro- Cinquante ans de collages
Centre Pompidou, jusqu’au 24 mai 2010 

« Ni contestataire, ni caricaturiste, ni illustrateur, ni historiographe, ni pornographe ». Tout un programme, énoncé il y a presque trente ans de ça, par Jean Jacques Lebel au sujet d’Erro. Il reste quoi ? Il reste qui ? Un artiste, l’un des rares de sa génération, avec Adami, à avoir survécu aux débuts chez les nouveaux réalistes. La donation qu’il a consentie au Musée d’Art moderne de Paris (en même temps qu’un don similaire au Musée de la Ville de Reykjavik, sa terre natale) retrace 50 ans de collages. Cinquante ans de notre vie, retracés non pas avec une attitude de « ni, ni » mais avec un engagement clair, bien que personnel. Ne pas être endoctriné ne veut pas forcément dire être un mouton, Erro en est la preuve. Il nous livre son regard sur notre vie. D’une actualité impérissable. Le regard du bon sens, jailli de la terre aride d’Islande. On y voit le passage de l’industrialisation- robotisation (Madame Picabia par exemple) à l’affrontement idéologique (« La Maison Blanche » est un petit chef d’œuvre du collage politique) et finalement… finalement…. Après « God bless Bagdad »… rien. Toujours nos vies, mais rien. Du bruit, du porno, de la couleur. Pas qu’Erro ait vieilli (quoique…) et qu’il ait perdu de son mordant. C’est que pour mordre il faut avoir dans quoi et notre existence est devenue lisse. Lisse et gratuite, ce qui veut dire non justifiée, pas plus au travail qu’au lit. D’où cette tendance pornographique, quand il ne reste rien il y aura toujours un plaisir, le premier et le dernier. Pas optimiste, Erro. Juste ? Qui vivra verra. Dans l’immédiat, il serait urgent de le voir lui (et de vous découvrir, vous) dans cette exposition d’un voyeurisme éclairé.</description>

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<title>DIDONCPOURQUOITUTON ?</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3859&amp;t=680#3859</link>
<description>[size=18:17208ed00b]DIDONCPOURQUOITUTON ?
Crime et châtiment
 Musée d'Orsay jusqu'au 27 juin 2010

Obsession morbide ? Fatale attraction ? Peur ancestrale ? Fascination mystique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Ce qui est certain c'est que la mort nous occupe pendant une bonne partie de notre vie. C'est philosophiquement justifié mais triste, puisque ça nous fait perdre une partie de notre bref temps de passage à l'antenne au bénéfice du reste du temps, à priori infini. Le problème se pose plus encore quand il s'agit de tuer. Pourquoi tuer? Est-ce justifié ou justifiable ? L'exposition du Musée d'Orsay voudrait bien trouver une réponse à cette question, ou tout du moins contribuer au débat. Avec un bonheur limité. En fait elle vient faire écho à une autre exposition, bien moins médiatisée, qui vient de fermer ses portes au Musée d'Art du Luxembourg (le Grand Duché), intitulée « Crimes de sang ». Les deux commencent par une guillotine. C'est leur seul point commun, et c'est dommage. Car au Luxembourg, la question de la moralité de l'acte de tuer était posée sous divers angles, le visiteur était pris à témoin dans chaque salle. A Orsay, l'accent est mis sur l'oeuvre d'art. Pas qu'l n'y ait pas d'interrogations. Elles existentent dans les textes. On nous apprend qu'on peut tuer par amour, par jalousie, par esprit de vengeance, pour la justice sociale, par bêtise, pas superstition, par faim, par perversion. On lit et puis on regarde des oeuvres, parfois des oeuvres que l'on n'aurait jamais remarquées dans un autre contexte, qui n'en auraient probablement pas valu la peine. On a du mal à comprendre la place de Jésus dans cette histoire, il apparaît dans d'improbables contextes, son message est brouillé, il n'éclaire plus rien. Ressort victorieux -Hugo, avec des citations qui font froid dans le dos et quelques dessins du même effet. Mais aussi quelques fulgurances : Odilon Redon (on s'en serait dout'), Rouault (un magnifique &quot; Homo hominis lupus&quot;). On salue le grand courage du Musée de ménager un petit recoin pour l'art brut, ce qui est fort magnanime dans le contexte où s'ouvrira cet automne à Villeneuve d'Ascq le premier musée français d'art brut. Certes, le dessin d'Adolf Wölfli qui est présenté est magnifique, mais seul. Bien moins visible que l'une des innombrables chaises électriques de Warhol. Le rapport qualité prix n'est pas le même, Warhol a dû coûter une petite fortune rien qu'en assurances! Bref : alléchant mais décevant. Au Luxembourg, il y avait bien moins d'oeuvres « classiques» mais on avait droit à une immersion totale dans la guerre, dans les services psychiatriques, dans les prisons. Pourtant on aurait pu penser que « duché» c'est plus rétrograde que « république ». La fin de l'exposition luxembourgeoise était une claque : on avait droit à un billet, comme un ticket de cinéma. Dessus, l'image de la justice les yeux bandés et un petit texte trilingue : Mein Mordmotiv/ Mon motif de meurtre/ My motive of murder. A vous de le jeter dans l'une des urnes qui bloquaient la sortie. La plus remplie était celle marquée « pour venger le mal fait à un être cher». En sortant du Musée d'Orsay, on retrouve la file d'attente pour entrer.</description>

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<title>Canapé jambon</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3858&amp;t=679#3858</link>
<description>[size=18:483450967b]Canapé jambon

Centre Pompidou, jusqu’au 19 juillet 2010 

On éprouve devant les tableaux de Lucian Freud le même sentiment que devant le dernier utilisateur d’une langue quasi disparue. Un peintre qui prend le temps de peindre ! Une hérésie, au siècle de l’image qui défile plus vite que la rétine ne peut être impressionnée. Justement : impressionnée. C’est physiologique. La rétine est impressionnée par ces toiles car l’artiste a pris le temps de se laisser impressionner par son sujet. Il est devenu son sujet. « L’aura émise par une personne ou par un objet lui est propre tout autant que sa chair ». 
Balivernes ! Comme si l’image de l’aura ne suffisait pas. Mais allez donc négocier avec votre âme (remember, l’âme?..), négociez dis-je une quelconque émotion devant un requin formolé. Vous obtiendrez une sensation. Comme à un match de foot. Ou lorsqu’on vous klaxonne dans le dos.  Comme dans une certaine exposition londonienne de 1987. L’extérieur qui parle en direct à la matière dans ce qu’elle a de plus incontrôlable, ses réactions végétatives. Les mêmes que chez un être décérébré. 
Lui n’aurait pu devenir ainsi, devenir « contemporain ». Il a le subconscient dans les gènes pour le meilleur et pour le pire. Un « waistground » qu’il voit entouré de maisons mais qui aurait pu être entouré de notre conscience. Un énorme terrain vague. Abandon, refuge, repos, désillusion. Choses encore humaines, rendues avec un pinceau halluciné, proche de celui de Bacon mais plus proche encore de la réalité. De nous. Une sorte de dernier mohican de la peinture anglaise. Un vétéran des temps où l’on prenait le temps.</description>

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<title>Caroline Bergonzi - Dédicace à la FNAC Monaco le 31 mars</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3857&amp;t=678#3857</link>
<description>Caroline Bergonzi


[url]http://www.lentrepot-monaco.com/expoencoursFrancais.html[/url]


L'artiste sera en dédicace à la FNAC de Monaco le mercredi 31 mars 2010.

Vous pouvez la rencontrer jusqu'au 9 avril à L'Entrepôt, la galerie du 22 rue de Millo, de 15h à 19h.

Bonne découverte.</description>

	 </item>

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<title>Nicht für Adolf</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3854&amp;t=675#3854</link>
<description>[size=18:9c00a937dc]Nicht für Adolf
« L’or du Rhin » de Richard Wagner
Philippe Jordan- Direction musicale; Günter Krämer - Mise en scène 
Opéra de Paris- Bastille jusqu’au 28 mars 2010 

Intelligent. C’est le moins que l’on doit à Wagner quand on touche à son œuvre. Fin, raffiné et spirituel, ça tombe moins sous le sens… Et pourtant ! Furtwängler avait bien précisé  « l’importance d’une parfaite coordination de tous les éléments visuels et musicaux de la représentation ». 
Il a mis du temps à être entendu. Il faut croire qu’entre « coordination » et « uniformité » certains ne font pas la différence... Et puis, la coordination est elle-même un élément fort relatif, variant au gré des époques et des modes. Günter Krämer l’a entendu. Il a juste tout repris à zéro, à la lecture du livret. Tellement galvaudé que la poussière de l’histoire a fini par cacher les paroles. Un cimetière dont les croix perdent une à une les noms qu’elles portent inscrits. Plus maintenant. Chaque mot a retrouvé sa place. « Étant plus sage que nous ne sommes malins, tu nous imposas, à nous qui étions libres, ta paix pour joug ». « Nuit et brouillard, ressemblance aucune » (Nacht und nebel, niemand gleich). Ou encore et surtout : « Si l’or ne brille plus pour vous […] baignez-vous […] avec délice dans la nouvelle gloire des Dieux ».  Transposons à un J.T. d’hier ou de demain, d’ici ou d’ailleurs : « Vous n’avez plus de quoi manger ? Distrayez vous à la lumière de ma nouvelle gloire ! ». Mutatis mutandis, nous y sommes. Tout autant que Wagner quand il luttait sur les barricades de 1848.  D’où la révolte des Géants qui envahissent la scène en costumes de paramilitaires brandissant des drapeaux rouges. Grosse frayeur dans la salle ! Ce n’est pas une image… Jusqu’après la sortie on entendait épiloguer sur la finalité crypto-révolutionnaire de cet épisode. Visages terrifiés et voix gémissantes en égrenant leurs chapelets. Affligeant ! 
Fait divers à part : une merveille d’esprit libre. Tellement libre que même l’image du Wagner ferré entre Louis II et Bayreuth s’évanouit. Les voix sont presque indiscutables. Philippe Jordan a réussi un double coup de maître : faire son entrée triomphale à l’Opéra de Paris et ne pas la jouer individuelle. Jeune mais admirable ! Une mention spéciale pour l’ouverture. On est sous les flots du Rhin ! Pourvu que ça dure, comme dirait la mère de l’autre. La mise en scène dirige tout. Elle est elle-même dirigée par le livret de Wagner. Les décors vont du Rhin (magistralement suggéré par les bras ondoyants sous un rideau de lumière) jusqu’aux marches de Walhalla, peuplées d’athlètes échappés d’une certaine édition des J.O. Aucun parti pris. Rien qui ne soit d’une pertinence totale avec Wagner. Louis II aurait probablement rigolé. Pas son autre adorateur… 
Une mention très spéciale pour la lecture du rôle de Loge, Dieu du feu, instable et fourbe. Un vrai clown !  Une autre mention pour le programme, aussi intelligent que le reste, à croire que pour une fois tout le monde a travaillé de concert. 
Wagner, révolutionnaire et chantre de l’art populaire est ressuscité. Sans lourdeur, sans fausses barbes, avec des respirations musicales magiques. Or, amour et puissance. Eclats d’un monde qui risque de disparaître faute de comprendre les interactions entre ces trois éléments. Comme le nôtre. Vivement la suite !</description>

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<title>Psychanart</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3853&amp;t=674#3853</link>
<description>[size=18:9d2fc41f35]Psychanart
Tetro (2009)
Film réalisé et écrit par Francis Ford Coppola 
 
Le passé a beau être passé, il reste parfois d’actualité et peut même courir très vite et nous rattraper. C’est gênant, mais inévitable. L’avantage avec le passé, c’est qu’il est nimbé de nostalgie, il transforme les couleurs de la réalité tout comme l’automne change celles des feuilles. Il peut arriver que le passé prenne la forme d’une autobiographie. Et parfois les autobiographies sont de petits bijoux. 
Tetro est à priori un film autobiographique. Tetro est un petit bijou. Tetro a la couleur des feuilles d’automne. 
Comment traverser ce condensé d’art sans émotion ?! Dans le désordre : 
Les acteurs. Vincent Gallo. Il n’est pas beau. C’est presque un euphémisme. Mais quelle gueule de cinéma !! Alden Ehrenreich. Il est beau. On dirait DiCaprio avec un brin de personnalité en plus. Limite Newman jeune. 
L’image. Rarement une telle merveille se fait jour dans la nuit de nos salles obscures. Depuis l’époque de gloire de Tarkovski et la scène finale de Nostalghia, depuis les courts-métrages de Polanski et le Fellini de Giulietta degli Spiriti, on désespérait de revoir un tel mélange de réalité crue et de fantasme. Avec en plus une nette influence des photos (du regard plutôt) de Saudek. Le parti pris de rendre la couleur au passé et d’enchaîner le présent dans un noir et blanc magistral mais pesant est un coup de génie que seul un grand et vieux maître tel Coppola aurait osé. Sans parler des images d’intérieur, portes et miroirs qui dans d’autres vies ont croisé Vélasquez et Bergman.
Le scénario. En or pur. Enfin, pas pur, car l’or pur est souple et fragile, disons du 24 carats, solide et brillant. Une histoire époustouflante menée de main de maître par le réalisateur et par le destin. Ses méandres restent obscurs même pour une psy chevronnée (bien qu’amoureuse) comme celle incarnée par Maribel Verdu. 
Pouvait-il dans ces conditions rater le chef-d’œuvre parfait ? On aurait pu penser que non. Et pourtant si, il y arrive en voulant garder pour lui seul ce bijou de famille. Les dialogues sont plats. Parfois d’un américanisme primaire voire primitif. Démonstratifs. Lourds. Un condensé de ce qu’on fait de mieux dans le pire. J’avoue être sorti en colère. Il devrait être interdit même aux vieux monstres sacrés de rater une telle opportunité ! 
Reste que ce film est une pépite rare !</description>

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<title>Mourir un peu</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3852&amp;t=673#3852</link>
<description>[size=18:d1378515b8]Mourir un peu...

Musée Maillol- Paris, jusqu’au 28 juin

Comment mourir sans partir ou partir sans mourir. Question probablement génétiquement liée à l’espèce humaine, maladie chronique avec des poussées évolutives imprévisibles (ou presque). 
Complément bienvenu à la fabuleuse exposition que l’ancien Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie de la Porte Dorée, la si bien nommée « La mort n’en saura rien », avait présentée en l’An 2000, la Fondation Dina Vierny propose un regard contemporain sur la chose de la Mort. L’exposition du Palais Colonial nous promenait à travers les fantasmes, les peurs et les rites des antipodes. L’actuelle exposition nous plonge dans l’univers actuel, dans nos propres peurs et nos propres fantasmes. Parfois intéressant, parfois navrant, rarement autre. Une profusion de crânes et d’images plus ou moins morbides, de bijoux, de reliquaires... Depuis la Renaissance italienne jusqu’à Damien  Hirst. Au bout d’un (petit) moment, on a compris. Ca ne sert à rien, d’avoir compris, la déferlante de crânes bouffés par des vers ou par des mouches (selon l’époque) continue, infatigable. Les goûts ne se discutent pas, par extension- les dégoûts non plus. Et le mauvais (goût) est loin d’être l’apanage de la contemporanéité. Je me limiterai à constater que l’émotion devant les classiques italiens peut être compromise par les références bibliques d’une évidence qui sent la commande ou pire- la soumission aveugle, alors que devant Damien Hirst l’émotion ne peut en aucun cas être compromise car inexistante. Deux moments de répit et de plaisir : Le premier - « Quasimodo genetis » de Max Ernst, œuvre fantasmagorique et mystérieuse. Pour plus de plaisir, il faut aller dans la pièce d’angle du premier étage, laisser de côté l’installation et regarder à gauche, derrière la porte. Vous y trouverez un petit dessin de Basquiat, oublié dans ce recoin. Il est d’une sincérité époustouflante, un moment de lucidité jeune, immature, condensé de peur et de fatalité. Un murmure loin de son monde de cris et de révolte injectable habituel. 
Une incompréhension : Le catalogue, les commentateurs locaux, les panneaux, tout laisse entendre qu’on est devant une preuve de la désacralisation de la mort et de sa marchandisation... 
Mon impression est plutôt que avant, on avait peur de la mort et on trouvait refuge dans ce qu’on pouvait, la religion par exemple. Maintenant on est morts de trouille rien qu’à l’idée de mourir sans plus avoir de refuge, ce qui génère un rire nerveux assez désagréable. Question de sensibilité... 
En tout cas, la fascination de la mort reste intacte, il suffit de voir la file d’attente !</description>

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<title>La prophétie de la toile</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=3850&amp;t=671#3850</link>
<description>Effectivement, quel paradoxe ! Comme une impression de... 13 à la douzaine !!</description>

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